Les femmes de la Commune de Ziniaré se mobilisent à travers un plaidoyer pour la résilience des femmes en matière d’adaptation aux effets des changements climatiques

Ce jour 21 mai la Mairie de Ziniaré a accueilli plus de deux cents femmes provenant des différents villages de la commune. Le Maire de la Commune de Ziniaré, Monsieur Pascal COMPAORE, avait à ses côtés, son homologue de Zitenga, Monsieur SINARE O. Soumaïla, Etaient également présents, les responsables des services techniques (Agriculture, Environnement, Elevage, Jeunesse) et les partenaires techniques et financiers.

Cette rencontre avait pour objectif de faire un plaidoyer à l’endroit de la Commune de Ziniaré pour rechercher des solutions aux problèmes qui les touchent et portent atteinte à l’environnement.

A l’entame de son propos, Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Coordonnateur Général de l’ONG-APIL, structure porteuse de l’initiative, a tenu à préciser le contexte dans lequel se tient cette rencontre. En effet, dira-t-il, les effets du changement climatique accentuent la dégradation des sols et aggravent l’insécurité alimentaire en milieu rural. Pour lutter contre ces effets, l’ONG-APIL appuie 200 femmes de la Commune de Ziniaré à travers le projet d’appui au renforcement des capacités de résilience des femmes en matière d’adaptation aux effets des changements climatiques dans la Commune de Ziniaré. Pour ce faire, APIL a fait le choix des villages d’intervention et les groupements de femmes suivant des critères bien prédéfinis. Le choix a porté sur les femmes des villages de Ziniaré, Kouila, Bissiga et Betta, en plus des femmes qui interviennent dans l’alphabétisation et des danseuses qui se démarquent par leur leadership. Pour chaque village, 40 femmes ont été choisies. Les 200 femmes forment ainsi un réseau appelé Alliance des femmes du climat Yamwékré.

Après le choix des villages et des femmes, un certain nombre d’activités ont été menées dont le lancement officiel du projet, l’étude de capitalisation des expériences des femmes sur les pratiques agro écologiques et l’atelier de validation des résultats de l’étude de capitalisation et l’identification des thèmes de plaidoyer.

Au cours de ses activités, les femmes ont identifié des problèmes qu’elles rencontrent dans leur vie quotidienne et pensent que Monsieur le Maire et ses partenaires pourraient leur trouver des solutions. C’est la raison pour laquelle les femmes organisent cette séance de plaidoyer en s’appuyant sur leur message de plaidoyer pour soumettre leurs doléances et revendiquer leurs droits.

A l’issue de l’intervention fort saluée du Coordonnateur de l’ONG-APIL, les deux femmes leaders déléguées ont lu le message de plaidoyer en l’endroit de Monsieur les Maires de Ziniaré et de Zitenga suivi de la remise solennelle du message aux autorités.

Voici in extenso le message livré par les femmes :

MESSAGE DE PLAIDOYER DES FEMMES DE LA COMMUNE DE ZINIARE ENVERS LA MAIRIE

Monsieur le Maire de la commune de Ziniaré, Monsieur le Coordonnateur Général de l’ONG APIL,  Monsieur les Directeurs régionaux et provinciaux de l’environnement et de l’agriculture, distingués invités, Bonjour !

Nous les femmes des différents villages de la commune de Ziniaré qui formons l’Alliance des femmes du climat, Yamwekré, après constats dans nos localités, des ateliers d’échanges entre nous et avec l’accompagnement de l’ONG APIL à travers le projet d’appui au renforcement des capacités de résilience des femmes en matière d’adaptation aux effets des changements climatiques dans la commune de Ziniaré, avons identifié huit problèmes qui touchent notre vie quotidienne que sont :

  1. Le ramassage du sable dans les champs et sur les routes dégradant ainsi les sols ;
  2. L’utilisation des produits chimiques (pesticides) dans les champs ;
  3. La prolifération des sachets plastiques dans la nature ;
  4. La faiblesse des accompagnements des femmes aux reboisements ;
  5. Le faible accès à terre et aux microcrédits par les femmes pour les cultures et l’élevage ;
  6. Le manque de matériel (équipements) de travail pour les femmes ;
  7. L’analphabétisme des femmes ;
  8. La faible participation des femmes aux décisions de la commune.

En effet,

  1. Monsieur le Maire, nous avons constaté que le ramassage du sable dans nos villages dégrade nos champs et nos routes. Cette dégradation aggrave les problèmes que nous rencontrons déjà qui sont liés aux changements climatiques. En effet, cette dégradation des sols associée aux effets des changements climatiques font baisser les rendements agricoles de nos champs. Le cas de Betta en est un exemple déplorable car le ramassage du sable est plus accru dans ce village. C’est la raison pour laquelle nous vous demandons d’établir des règles locales interdisant le ramassage du sable dans les champs et sur les routes. Nous voudrions que ces règles permettent aux auteurs de pouvoir ramasser le sable au bord des rivières et des marigots.

 

  1. Les produits chimiques (pesticides) sont considérés comme une solution contre les ravageurs des cultures et d’accroitre les productions. Cependant il faut noter que ces pesticides sont des substances nocives à la santé humaine, animale et à l’environnement. Dans nos villages, l’utilisation des pesticides se fait de façon abusive et nous les femmes, nous et nos enfants en sommes les plus exposées aux risques. C’est pourquoi nous demandons à Monsieur le Maire, de prendre des mesures nécessaires pour interdire l’utilisation des pesticides dans la commune ou amener les populations à appliquer strictement la loi relative à l’utilisation des pesticides (Loi n°026-2017/AN portant contrôle de la gestion des pesticides au Burkina Faso) et la Loi n°006-2013/AN du 02 avril 2013 portant Code de l’Environnement.

 

  1. Monsieur le Maire, nous les femmes, nous observons avec une profonde tristesse, la prolifération des sachets plastiques dans la nature, en ville comme dans les villages de la commune de Ziniaré. Nous savons tous que les sachets plastiques dégradent notre environnement, nos sols et empêchent l’infiltration des eaux de pluie. Si rien n’est fait contre ce fléau, avec le temps, les nappes phréatiques vont se boucher et nous n’aurons plus d’eau dans les puits et nous ne pourrons plus cultiver nos terres également. C’est pourquoi nous vous recommandons d’organiser des campagnes de sensibilisation des populations sur les effets et impacts négatifs des sachets plastiques, d’organiser des journées de salubrité dans les villes comme dans les villages et surtout de mettre en place un centre de tri des déchets pour que les femmes puissent récupérer les objets encore utilisables ou recyclable.

 

  1. Monsieur le Maire, les femmes constatent la déforestation continue qui engendre comme conséquence la dégradation des sols et la destruction des biodiversités. Alors que les femmes bénéficient d’un faible accompagnement dans leur volonté de réaliser des activités de reboisement. Au regard du rôle que peuvent jouer les femmes dans la reforestation et la restauration des sols, nous vous demandons de plaider auprès de l’ONG APIL et ses partenaires de nous appuyer pour que nous fassions des reboisements et des entretiens des plantes pour la protection de l’environnement.

 

  1. Monsieur le Maire, les femmes ont de grandes potentialités dans l’agriculture et dans élevage. Ceci n’est plus à démontrer car tous le constatent tous les jours. Cependant nous n’avons pas accès à la terre pour travailler et de microcrédits pour développer nos activités d’élevage. C’est pourquoi nous plaidons auprès de vous et de vos partenaires pour que l’égalité des chances soit appliquée dans tous les aménagements agricoles de la commune. Que les femmes accèdent aux terrains aménagés. Nous vous demandons également de sensibiliser nos époux à nous céder la terre pour nos activités agricoles. Nous vous demandons de nous octroyer aussi des microcrédits pour développer nos activités d’élevage.

 

  1. Monsieur le Maire, nous les femmes, nous nous battons tous les jours pour appliquer les techniques de production agroécologiques et respectueuses de l’environnement, mais nous manquons de matériels de travail. C’est au regard de cela que les femmes sollicitent l’appui de votre partenaire, l’ONG-APIL en matériels de travail pour faciliter leurs travaux champêtres. Nous avons besoin de charrettes, brouettes, pelles, pioches, marteaux, triangle de sol, gants, et tout autre matériel nécessaire à la réalisation des bonnes pratiques agroécologique.

 

  1. Monsieur le Maire, la majorité des femmes de la commune vivent dans l’analphabétisme. Connaissant les bénéfices de l’alphabétisation sur le développement humaine et socioéconomique, les femmes souhaitent fortement que Monsieur le Maire se penche sur la question et mets en place, avec ses partenaires, un système favorable pour alphabétiser les femmes dans les différents villages de la commune. Déjà, parmi nous, beaucoup sont des enseignantes et pourraient se donner pour l’alphabétisation des autres femmes.

 

  1. Monsieur le Maire, nous constatons une faible participation des femmes aux décisions de la commune et ceci au niveau central tout comme dans les villages. Cela est peut-être dû à l’ignorance de ce que les femmes sont capables de contribuer à la prise de décisions pour le développement socioéconomique de la commune, soit d’une faible implication des femmes elles même. Mais sachez le bien, Monsieur le Maire, que nous les femmes, nous en sommes capable de contribuer à la prise de décision à tous les niveaux. Nous souhaiterions donc que vous preniez toutes les mesures nécessaires pour nous en impliquer.

 

Tout en demeurant confiantes que nos messages ont été bien entendus et que nos problèmes trouveront des solutions, nous vous remercions sincèrement, Monsieur le Maire, pour votre disponibilité à nous écouter et à nous accompagner.

Fait à Ziniaré le 19 Avril 2018

L’Alliance des femmes du climat, Yamwekré,  de la commune de Ziniaré

A l’issue de la remise solennelle du message, c’est Monsieur le Maire de Ziniaré qui a d’abord pris la parole pour remercier les femmes et l’ONG-APIL pour l’initiative et l’intérêt porté pour les actions de développement de la Commune.

Il a apporté un certain nombre de réponses aux préoccupations soulevées par les femmes, tout en les invitant à s’impliquer davantage dans la recherche des solutions aux problèmes soulevés. Ainsi, dira-t-il, sur les questions du ramassage du sable dans les villages qui dégradent les routes, de l’envahissement de notre cadre de vie par les sachets plastiques, des besoins de microcrédits et des besoins d’emplois décents, des solutions durables ne peuvent être trouvées sans l’engagement des femmes elles-mêmes car ce sont elles qui ramassent et vendent le sable dans les villages et aussi, ce sont elles qui sont les premières utilisatrices des sachets plastiques. Par conséquent il leur est demandé de faire des efforts pour un changement de comportements au niveau individuel. Quant au Conseil municipal, des mesures sont déjà prises par rapport au ramassage du sable. Sur la question des sachets plastiques, 2018 a été déclarée année Ziniaré ville propre et les actions de ramassage des déchets, en collaboration avec les agents du projet PTR-THIMO, sont en cours dans la ville.

A la suite, Monsieur le Maire de Zitenga a prodigué quelques conseils aux femmes pour une collaboration fructueuse avec l’ONG-APIL. Pour lui, APIL doit être perçue comme une opportunité d’épanouissement de la femme car c’est une ONG de référence et dont la crédibilité permet la mobilisation de ressources au niveau international au profit des initiatives locales.

Pour conclure, le Coordonnateur de l’ONG-APIL a rassuré aux femmes, la disponibilité de son institution à accompagner les femmes à travers des microcrédits à la seule condition qu’elles s’engagent à rembourser les prêts consentis pour une pérennisation du fonds. Aussi, le matériel acquis dans le cadre du projet ne doit se retrouver sur la place du marché. APIL dispose de plusieurs atouts pour le développement socioéconomique de la femme si les femmes se montrent dynamiques, engagées, dévouées et franches dans la collaboration.

C’est sur une note d’espoir que la cérémonie a pris fin avec une photo de famille. Une séance de formation des femmes est programmée à la suite de la présente cérémonie.

La Commune de Ziniaré réfléchit sur la problématique de la santé sexuelle en milieu scolaire à travers le Cadre de Concertation Communal (CCCo)

Pour la tenue de la première session de l’année 2018 du Cadre de Concertation Communal (CCCo), la Commune de Ziniaré a décidé de se pencher sur le thème :  » La santé sexuelle en milieu scolaire : rôle des acteurs ». Cette session s’est tenue le vendredi 27 avril 2017 dans la salle de réunion de la Mairie de Ziniaré à partir de 9 heures et a connu la participation d’une centaine de participants provenant des membres statutaires du CCCo, des élèves des lycées et collèges, des responsables d’établissements, des représentants d’OSC et de faîtières d’organisations de femmes et de jeunesse, des représentants de partenaires techniques et financiers comme l’ONG-APIL, le Programme d’Appui au Développement Territorial (PADT), le Cadre Unitaire d’Actions (CUA), etc. Monsieur Noufou DEMBELE, Préfet du Département de Ziniaré a également marqué son intérêt pour les travaux.

L’objectif global de la présente est de contribuer à la sensibilisation de la jeunesse sur la santé sexuelle en milieu scolaire. Quant aux objectifs spécifiques, il s’agit de :

  1. Présenter l’état des lieux de la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) dans la commune ;
  2. Dégager les principales problématiques liées à la Santé Sexuelle et Reproductive des adolescents et des jeunes (SSRAJ) ;
  3. Dégager les responsabilités des acteurs ;
  4. Prendre des engagements pour une amélioration substantielle de la SSRAJ en milieu jeunes.

Dans son mot introductif, Monsieur Pascal COMPAORE, Maire de la Commune de Ziniaré, après avoir souhaité la bienvenue aux acteurs, a tenu à situer le contexte du choix du thème de la présente session. En rappel, pour l’année 2016-2017, les statistiques sont alarmantes. Dans cinq établissements de la Commune, 38 cas de grossesses ont été enregistrées. Il était donc urgent de se pencher sur cette question pour garantir aux jeunes filles l’accès aux informations fiables et aux services de santé sexuelle et reproductive pour un meilleur cursus scolaire des élèves mais aussi d’interpeller les différents acteurs quant à la réalité du problème.

Après avoir planté le décor, Monsieur le Maire a présenté les deux communicateurs qui ont été retenus pour animer le présent thème. Il s’agit du Docteur Richard SAWADOGO, Médecin-Chef du District de Ziniaré et du Docteur Nestorine SAGARE, Directrice exécutive de CRIGED et ancienne Ministre de la Promotion de la Femme.

Le premier module a été animé par le Docteur Richard SAWADOGO. Il a relevé les principes, les droits et devoirs en matière de la santé de reproduction (SR) qui mettent  l’accent sur le fait qu’en matière de SR:

  • Tous les individus y compris les adolescents et les enfants sont égaux en droit et en dignité devant la loi;
  • Aucune personne ne doit en être privée pour quelque raison que ce soit ;
  • Tout individu y compris les adolescents et les enfants, tout couple a droit à l’information, à l’éducation concernant les avantages, les risques et l’efficacité de toutes les méthodes de régulation des naissances.
  • Toute femme a droit à un accouchement assisté par un personnel de santé qualifié.
  • Toute personne atteinte d’IST et du VIH/SIDA en particulier doit jouir sans discrimination, des droits civils, politiques et sociaux: logement, éducation, emploi, santé, protection sociale. Elle a droit de bénéficier d’une assistance particulière, de soins de base et de traitements et d’une garantie de confidentialité dans ses rapports avec le personnel socio sanitaire.
  • Tout individu qui a connaissance de son état de malade d’IST ou de VIH/SIDA, a le DEVOIR d’informer son (ses) partenaire(s)

Il a indiqué que des sanctions sont prévues pour celui qui se sait infecter et qui, sciemment ne prend aucune mesure pour protéger son ou ses partenaires. En plus, la prescription de toutes les méthodes n’est autorisée que pour les formations sanitaires (publique ou privée) qui remplissent les conditions. En outre l’interruption volontaire de grossesse (avortement provoqué) ne saurait être considérée comme une méthode de contraception.  Elle ne peut être faite que sous certaines conditions bien précises.

Selon le communicateur, «par santé en matière de la reproduction, on entend le bien-être général, tant physique que mental et social, de la personne humaine, pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas seulement l’absence de maladies ou d’infirmités». La santé en matière de sexualité vise également à l’amélioration de la qualité de la vie et des relations interpersonnelles. Les principales composantes de la SR par groupe cible sont : les femmes, les enfants moins de 10 ans, les adolescents (10-19 ans) et les jeunes (15-24 ans), les hommes et la communauté.

Le taux d’utilisation de la planification familiale dans la commune de Ziniaré en 2017 est de 39,9% alors que le Taux de dépistage du VIH chez les femmes enceintes en 2017 dans la commune de Ziniaré est de 95,6%.

Le communicateur n’a pas manqué d’interpelé les différents acteurs pour un meilleur suivi sanitaire des grossesses dans la commune. Il a terminé sa présentation en prodiguant quelques conseils pour une meilleure santé sexuelle en milieu scolaire.

Quant à la deuxième communication, elle a été animée par le Docteur Nestorine SANGARE/COMPAORE de CRIGED. A l’entame de sa présentation, elle a défini l’adolescence comme la période allant de 10 à 24 ans. Selon elle, c’est la phase de transition entre l’enfance et l’âge adulte. Elle est marquée par de profonds changements physiques, émotionnels, mentaux et sociaux. En définissant la santé sexuelle elle dira que :

  • C’est un état complet de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité ;
  • Une capacité de jouir et de contrôler le comportement sexuel et reproductif en accord avec l’éthique personnelle et sociale ;
  • Une délivrance de la peur, de la honte, de la culpabilisation, des fausses croyances (Femme plus âgée que son mari, mariage inter ethnie…) et des autres facteurs psychologiques pouvant inhiber la réponse sexuelle et interférer sur les relations sexuelles ;
  • La santé reproductive, nécessitant une absence de troubles, de dysfonctionnements organiques, de maladies ou d’insuffisances susceptibles d’interférer avec la fonction sexuelle et reproductive.

Par la suite, elle dira que la sexualité est un don de Dieu pour la reproduction de l’espèce humaine ; la sexualité est le fondement de la création et de la pérennité des familles, des tribus et des nations ; sa gestion détermine la survie ou le déclin et la disparition des civilisations humaines. La communicatrice a fait un parallèle entre l’âge de la majorité sexuelle et l’âge moyen dans des premiers rapports sexuels dans divers pays. A titre illustratif pour l’Inde, l’âge de la majorité sexuelle est de 16 ans contre 22 ans et 5 mois pour l’âge moyen des premiers rapports sexuels. Cet exemple devrait inspirer nos adolescents car la plus jeune fille enceinte dans notre pays n’a que 9 ans et fréquente la classe de CE2.

Autre exemple illustratif, le taux de virginité en France est de 26,2% chez les jeunes entre 18 et 25 ans et plus de 40% des jeunes âgés de 18 à 35 ans n’ont pas encore eu de rapport sexuel.

Au Burkina Faso, 7,7% des adolescents (filles et garçons) ont eu leur 1er rapport sexuel avant 15 ans (en 2010) et les grossesses chez les adolescentes burkinabè (EDS 2010) sont de 13% en milieu urbain contre 29% en milieu rural.

Il a été dénombré au total 6 779 cas de grossesses au cours des quatre dernières années scolaires (2012-2013, 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016) au Burkina Faso. Pour ce qui concerne la région du Plateau Central, les chiffres sont les suivants :

Provinces Cas de grossesses Situation des filles- mères
Ganzourgou 73 110
Kourwéogo 34 37
Oubritenga 56 123
Total Région 163 270
Nombre de filles ayant accouché au cours de l’année scolaire: 30

 

Au Burkina Faso, les avortements clandestins (ISSP)  sont assez élevés avec un taux moyen de 28 pour 1 000 grossesses.

La communicatrice a terminé son propos en interpelant les différents acteurs quant à leurs responsabilités sur la santé sexuelle des adolescents et des jeunes.

Les échanges qui ont suivi ont permis d’apporter des éclairages sur les préoccupations soulevées. A la fin des travaux les différents acteurs présents ont pris des engagements en faveur de la SSRAJ tels que répertoriés dans le tableau ci-dessous :

Acteurs Engagements 
01 Pour les élèves Créer et/ou dynamiser les clubs en santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes (SSRAJ) dans les établissements primaires, post-primaires et secondaires
02 Pour les parents Œuvrer quotidiennement à l’éducation sociale et sexuelle des enfants par le suivi régulier de ceux-ci dans leurs différents milieux de vie
Promouvoir une plus grande implication des chefs de famille
03 Pour les autorités Poursuivre les communications en santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes dans les écoles primaires, lycées et collèges
Dynamiser les centres d’écoute et de dialogue pour jeunes
Mener un plaidoyer auprès des autorités compétentes pour la création d’un service de la police des mœurs dans la ville
Plaidoyer auprès des pairs de la Communauté des communes de l’Oubritenga pour la prise en compte de la thématique dans les différentes politiques communales
04 Pour les religieux Intégrer la thématique pendant les différents prêches et rencontres de mouvements et associations à caractère religieux
05 Pour les ONG et associations intervenant dans le milieu scolaire Harmoniser les méthodes et outils d’intervention des associations
Transmettre au maire les plans d’action et les rapports liés au domaine
Transmettre le contenu des modules des communications à diffuser dans les établissements
06 Pour les médias Animer davantage des émissions interactives avec les jeunes sur la problématique
07 Pour les responsables d’établissements Accompagner les élèves dans la mise en place des clubs en SSRAJ
Renforcer les compétences et les capacités des animateurs de la vie scolaire, des professeurs et des enseignants du primaire pour un meilleur accompagnement des élèves

Un comité de suivi des engagements, présidé par Monsieur le Maire, a été installé avec pour mission de contribuer à la mobilisation des acteurs pour l’amélioration de la SSRAJ en milieu scolaire.

Rendez-vous a été pris pour la deuxième session du CCCo pour faire le bilan des engagements des acteurs et réfléchir sur une autre thématique d’intérêt communal.

Le Maire de la Commune de Ziniaré a séjourné à Flobecq en Belgique du 5 au mars 2018

Du 5 au 12 Mars dernier, Monsieur Pascal COMPAORE Maire de la Commune de Ziniaré et Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Coordonnateur Général de l’ONG-APIL, ont effectué une visite en Belgique pour nouer des partenariats de coopération avec la Commune de flobecq sur invitation de son Bourgmestre, Monsieur Philippe METTENS.

Ce voyage a été possible grâce aux efforts conjugués et à la volonté du Coordonnateur de l’ONG APIL d’accompagner la Commune de Ziniaré dans la mise en œuvre de son Plan Communal de Développement 2017-2021.

L’objectif des échanges était de discuter et de négocier un partenariat entre la Commune de Ziniaré au Burkina Faso et celle de Flobecq en Belgique en vue de développer des initiatives réciproques pour les deux communes.

La Commune de Flobecq ou pays des collines est située au Nord de Bruxelles à plus d’une heure de route. Elle a un bureau communal appelé collège communal composé du Maire appelé Bourgmestre, de deux adjoints appelés Echevins, d’une Présidente de Commission et d’une Directrice Générale. Le conseil municipal est composé de 13 conseillers. La commune de Flobecq vient de s’ouvrir au monde avec la création de son site Web le 20 Février 2018 : www.flobecq.be

Maire Pascal COMPAORE et son Excellence Assane TAMBOURA, Ambassadeur représentant Adjoint de l’Ambassadeur du Burkina Faso en Belgique

Poignée de main entre Monsieur Benoît NAVEAU de l’ONG Autre Terre et le Maire de Ziniaré après des échanges fructueux sur le PCD

Rencontre avec le président de l’association des Burkinabè en Belgique, Daouda SANOU en chapeau

Maire visitant la bibliothèque communale de Flobecq

La délégation de Ziniaré a eu une rencontre de travail avec le Collège communal (Bureau Communal) de Flobecq et cette rencontre s’est déroulée dans la salle de réunion des échevins (adjoints). Etaient Présents : Philippe METTENS, Bourgmestre, Daniel PREAUX, échevin ; Anne VANDEWIELE, Responsable de la maison des plantes médicinales, Hugues ROBAY du Burkimayak, Pascal COMPAORE, Maire de Ziniaré et Abdoulaye OUEDRAOGO, Coordonnateur de l’ONG APIL.

Un film intitulé « Village en savane ». C’est un film de 11 minutes réalisé par monsieur Hugues ROBAY dans le village de Bendogo dans la Commune de Loumbila a été projecté avant la présentation du Plan Communal de Développement (PCD) par le Maire de Ziniaré. La séance de travail s’est poursuivie avec des échanges en vue de décliner les futurs axes de partenariat entre les deux communes (Ziniaré et Flobecq). Des discussions, il est ressorti que les deux communes ont convenu de travailler dans les domaines suivants :

  1. La promotion de l’énergie solaire ;
  2. La gestion des déchets dans la commune ;
  3. L’eau potable et Assainissement ;
  4. La promotion d’une éducation de qualité ;
  5. La gouvernance locale à travers des partages d’expériences.

Durant le séjour, Monsieur le Maire a rendu visite à l’ONG SOS FAIM, AUTRE TERRE, GROUPE ONE, l’Association IMMIGREZ AUTREMENT, la maison des plantes traditionnelles, le forum des simplicités volontaires, la ferme paysanne, l’Association des Burkinabè en Belgique ainsi que l’Ambassade du Burkina Faso en Belgique. Chacune de ces structures a promis accompagner la commune de Ziniaré autant que faire se peut.

 

Bourgmestre de Flobecq et Maire de Ziniaré

Le tourbillon qui a gâché la célébration du 8 mars à Loumbila

8-Mars à Loumbila : un vent fait trois blessés
Dans ses balades ce week-end, Kantigui a appris que la 161ème Journée internationale de la femme s’est mal terminée au Plateau central. Selon ses sources, c’est la commune de Loumbila qui a été retenue pour cette commémoration au niveau régional. Ces mêmes sources précisent que tout a bien commencé ce jour-là, même si la parade a été annulée alors que les femmes s’étaient beaucoup entraînées sous le chaud soleil pendant plusieurs jours. Mais situation nationale oblige, elles ont bien compris et accepté le mot d’ordre. Cependant, au moment où Mme le gouverneur était en train de conclure son discours, un tourbillon s’est invité à la fête. En moins de deux minutes, des tentes ont été renversées et c’était le sauve-qui-peut. Malheureusement, dans la débandade, trois personnes, à savoir le protocole du Conseil régional, la directrice provinciale de la femme et une autre jeune dame ont été blessés. Ces derniers ont été rapidement pris en charge au centre de santé de Loumbila. Une situation qui a mis brutalement fin à la commémoration. Selon certaines croyances, l’incident était prévisible, car l’on notait l’absence du chef du canton de Loumbila et des autres chefs à la cérémonie. Ces mêmes sources précisent que cette absence remarquable des coutumiers est due à un antécédent au cours de la même semaine. En effet, le chef de Loumbila, avec l’appui du Larlé Naaba, avait précédemment organisé une cérémonie de remise de vivres où le conseil municipal n’a pas contribué à la mobilisation, d’où le mécontentement du chef qui a refusé d’assister à la commémoration du 8-Mars. En tout cas, de ce qui se dit, beaucoup sont repartis avec un mauvais souvenir de cette commémoration. D’autres faits révélés à Kantigui : le maire qui a fait une chute quelques jours avant, dans son bureau, n’était pas à la cérémonie, les tentes avaient été démontées la veille de la commémoration par des intempéries et remontées le matin du 8 mars.

SIDWAYA KANTIGUI

La double attaque du vendredi 2 mars à Ouagadougou a été revendiquée par GSIM de Iyad Ag Aghali

Nusrat al-Islam wal-Muslimin revendique l’attaque de Ouagdougou.

ALAKHBAR (Nouakchott) – Nusrat al-Islam wal-Muslimin, la coalition djihadiste active dans le nord du Mal, a revendiqué les attaques qui ont secoué vendredi la capitale burkinabé, Ouagadougou.

Dans un message envoyé à Alakhbar, la coalition djihadiste a affirmé avoir agi en réponse à la mort de plusieurs de ses leaders dont le chef djihadiste Mohamed Hacen Al-ançari dans un raid de l’armée française.

16 personnes ont été tuées dont 8 assaillants et 80 autres blessées dans l’attaque qui a ciblé la zone où se situent l’Etat major de l’armée, la Primature, l’Ambassade de France et l’Institut Français.

La France avait annoncé il y a plus de deux semaines avoir mené un raid dans le nord-est du Mali conduisant à la mort ou la capture d’une vingtaine de djihadistes.

Quelque 4 000 soldats français sont stationnés dans le Sahel pour lutter contre les groupes islamistes armés qui opèrent notamment dans le nord du Mali.

Source : alakhbar info.

 

De Ouaga 2000 à la double attaque de Ouagadougou : qui est Iyad Ag Ghali ?

Présenté au départ comme un rebelle diplomate «policé», Iyad Ag Ghali, 60 ans, qui a longtemps écumé l’hôtel et autres villas huppés de Ouaga 2000 au frais de l’Etat burkinabè, et qui avait fui le Faso à la chute de Blaise Compaoré en 2014, vient de se proclamer ennemi public numéro 1 par la revendication du double attentat de vendredi ayant tué 8 militaires à Ouagadougou. Entre 2012-2014, Iyad, prend ses quartiers à Ouaga 2000, entretenant des relations de complicité avec les plus hautes autorités du pays. Il joue un rôle prépondérant dans les négociations pour la sortie de crise au Mali, dirigées par le ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré (médiateur de la crise malienne), Djibril Bassolé.

Même si le chef de guerre touareg malien, né à Boghassa (dans le nord du Mali) a promis récemment d’épargner son pays, c’est là qu’il a fait ses premières armes dans les années 70 avant de rejoindre la Libye où il intègre les troupes du Colonel Kadhafi. Il combat au Liban et au Tchad avant de regagner le Mali où il déclenche la rébellion touarègue de 1990-1996. Il fonde et dirige le Mouvement populaire pour la libération de l’Azawad (MPLA), puis le Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) avant de signer la paix en 1992 et de rallier l’État malien. À la fin des années 1990, il commence à se tourner vers l’islamisme, il voyage et est appelé à plusieurs reprises pour négocier la libération d’otages occidentaux détenus par les djihadistes. En 2012, au début de la guerre du Mali, il fonde le groupe salafiste djihadiste Ansar Dine dans le but d’instaurer la charia au Mali. Avec la chute du régime Compaoré au Burkina et celle d’Amadou Toumani Touré au Mali, il disparait des radars officiels et endosse une posture de plus en plus radicale. C’est par vidéos qu’il fera ensuite des apparitions sporadiques. En 2017, il prend la tête du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin, né de la fusion de la plupart des groupes djihadistes maliens. Ce groupe a revendiqué l’attaque de Kidal qui a tué 5 soldats nigériens et la double attaque du 2 mars 2018 à Ouagadougou qui a fait 8 morts parmi les forces de défense et de sécurité burkinabè. Iyad Ag Ghali est un terroriste et un criminel contre lequel la France mène la guerre sans la moindre négociation a déclaré Emmanuel Macron en décembre dernier à Niamey. Source: #Radio_oméga

LE PEUPLE BURKINABÈ RESTERA DÉBOUT ET UNI FACE À L’ADVERSITÉ

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a réagi vendredi sur son compte tweeter, mentionnant que « le peuple burkinabè restera débout et uni face à l’adversité », après les attaques perpétrées contre l’Etat-major général des armées et l’ambassade de France.

« Je condamne avec la plus grande énergie cette attaque lâche et barbare contre notre pays et notre peuple », a posté sur sa page tweeter, le président KABORE.

Le chef de l’Etat burkinabè a adressé ses encouragements à « nos vaillants forces de défense et de sécurité qui ont mis hors d’état de nuire les ennemis de la nation ».

Selon Roch Marc Christian Kaboré « le Burkina Faso poursuivra avec détermination et sans faiblesse sa construction d’un Etat de droit ».

Le premier responsable du pays a présenté « les condoléances de la nation aux familles des éléments de notre armée tombés au combat et souhaite prompt rétablissement aux blessés ».

Agence d’information du Burkina

Cérémonie de lancement officiel du site Web de la Commune de Ziniaré

Discours de Monsieur le Maire de la commune de Ziniaré  

A l’occasion de la cérémonie de lancement du site web de la commune de Ziniaré

Ziniaré, le vendredi 02 mars 2018

Préséance

C’est avec un grand plaisir que je prends la parole en cette journée de lancement du site Web de la commune de Ziniaré.

Aussi, voudrais-je, au nom de l’ensemble des populations de la Commune de Ziniaré, au nom du Conseil municipal et en mon nom Personnel, souhaiter la bienvenue à Madame le Gouverneur de la Région du Plateau central et à toute l’équipe qui l’accompagne dont nous saluons la disponibilité à toujours être à nos côtés.

Ce mot de bienvenue va également à l’endroit toutes les autorités politiques, administratives, coutumières et religieuses ici présentes et représentées, de même qu’à l’ensemble des conseillers municipaux.

Nous saluons spécialement la présence de Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Administrateur Général de l’ONG APIL dont la contribution a permis la réalisation de cette activité.

Présidium du lancement du lancement du site Web de la Commune de Ziniaré

Madame le Gouverneur,

Chers invités.

          Je voudrais vous exprimer ma profonde reconnaissance et celle de tout le conseil municipal pour le déplacement que vous avez effectué afin de marquer de votre présence la cérémonie de mise en service officiel du site web de la commune de Ziniaré qui nous rassemble ce matin. Je note avec satisfaction la grande présence des médias à cette cérémonie et les félicite pour l’engouement qu’ils manifestent pour toutes les activités auxquelles nous les convions.

Depuis le 28 juin 2016, date de notre installation comme exécutif dans la Mairie de ZIniaré, nous avons engagé de nombreuses actions visant à promouvoir le développement participatif. La présente cérémonie s’ajoute à la liste de tout ce qui a été déjà entrepris à cette fin.

Jusqu’à présent, la presse écrite, les radios et télévisions, les affiches, les réunions et autres séances de travail,  ont été les principaux moyens de communication que nous avons empruntés pour informer nos concitoyens et communiquer avec eux sur la vie de la commune.

Aujourd’hui, alors que nous venons de présenter notre rapport spécial 2017 au conseil municipal, l’événement qui nous rassemble vise à renforcer cette communication.

Le Site Web que nous avons le plaisir de lancer officiellement ce jour se veut évolutif et surtout dynamique. Il vise plusieurs objectifs :

  • Offrir à la Commune une visibilité nationale et internationale ;
  • Informer sur le processus de la décentralisation ;
  • Eduquer et sensibiliser la population communale dans le cadre de la mise en œuvre des activités de développement ;
  • Servir d’interface entre la Commune et les populations, outre tous ceux qui portent un intérêt au développement communal.

De façon pratique, ce site remplira au moins trois fonctions :

  • D’abord une fonction d’information,
  • Ensuite une fonction de communication,
  • Et enfin une fonction de messagerie.

En vérité, je sais que les attentes étaient très fortes, de voir la Commune se doter enfin d’une vitrine électronique. Les échos de ces attentes nous parviennent autant de la part de nos concitoyens vivant dans la commune, des ressortissants vivant au Burkina que ceux vivant dans les autres pays d’Afrique et du monde. Ces attentes, du reste légitimes, témoignent de l’intérêt porté au développement communal et à ce que nous faisons au quotidien pour répondre aux attentes des populations.

En fait, de nos jours, les communications électroniques, notamment Internet, constituent l’un des supports essentiels d’une commune comme la nôtre. Nous avons pris la mesure de ces attentes dès notre prise de fonction. Les actions ont été engagées pour y apporter une réponse adéquate. Je me réjouis de l’heureux aboutissement de ce processus grâce à l’accompagnement de l’ONG APIL que je vous demande d’ovationner.

Je saisis cette occasion pour remercier l’entreprise FASOWEB et toute l’équipe de conception pour l’expertise qu’elle a su mettre au service de la Commune dans la réalisation de cette activité.

Je souhaite vivement que les pages de ce site répondent pleinement à toutes les attentes de nos compatriotes et de tous les internautes d’ici et d’ailleurs.

Je voudrais compter sur vous les acteurs des médias, pour en faire la promotion afin que l’adresse www.communedeziniare.org soit effectivement une référence en information de première main sur la vie communale.

De même, j’espère que les pages de ce site serviront à nourrir un courant d’échanges entre la Commune et les internautes qui les visiteront. Pour ce faire, l’adresse commune.ziniaré@yahoo.fr est à votre disposition, de même que les espaces réservés aux commentaires.

Enfin, je souhaite une excellente navigation aux uns et aux autres.

Je vous remercie pour votre attention.

Pascal COMPAORE

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