Situation géographique

La commune de Ziniaré, chef-lieu de la province de l’Oubritenga et de la Région du Plateau Central  se situe au centre du Burkina Faso. Elle est comprise entre 12°35’ de latitude nord et 1°18’ de longitude ouest. Elle est implantée dans le bassin du fleuve Nakanbé, entre la fourche formée par ce fleuve et son affluent, le Massili. Traversé par la RN3, Ziniaré, Chef-lieu de la Commune, est située à 35 km de la capitale Ouagadougou. La Commune compte cinq (05) secteurs et cinquante-trois (53) villages.  Elle a une superficie de 526 km2 soit 18,51% de la superficie totale de la province de l’Oubritenga.

En référence à la Loi N°030-99/AN portant fixation des limites administratives des communes au Burkina Faso, elle est limitée :

  • au Nord par les communes de Zitenga et de Korsimoro ;
  • à l’Ouest par les communes de Dapelogo et de Loumbila ;
  • au Sud par les communes de Nagréongo et de Saaba ;
  • et à l’Est par la commune d’Absouya.

Evolution administrative

La commune de Ziniaré a connu, de l’ère coloniale à nos jours, plusieurs étapes dans son évolution administrative. En effet, elle a été successivement érigée en subdivision de Ouagadougou nord de 1950 à 1953, en circonscription de 1954 à 1958, en cercle de 1959 à 1973, en sous-préfecture de 1974 à 1983 et enfin en préfecture depuis le 14 août 1984. Ainsi, c’est suite à la Loi N° 09-097 ADP du 24 avril 1997 portant création et dénomination de quinze (15) nouvelles provinces et deux cent cinquante (250) départements que la Commune de Ziniaré fut érigée en Chef-lieu de la province de l’Oubritenga. Aussi, c’est à la faveur du processus de décentralisation que Ziniaré fut érigée en commune urbaine en 1995. En 2004 avec l’adoption de la Loi N°055-2004/AN portant Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), la limite communale coïncide avec celle du département, structurant la commune urbaine de Ziniaré en cinq (05) secteurs et de cinquante un  (51) villages. Cette dernière loi fut celle qui consacra les régions du Burkina Faso en collectivités territoriales et permit d’établir Ziniaré en chef-lieu de la région du Plateau Central. De nos jours, la commune de Ziniaré compte cinq (05) secteurs et cinquante-trois (53) villages

Aperçu historique

Le premier homme d’Oubritenga fut Bassy. Il habitait à Raboog-Zoughin, localité située à environ deux mille (2000) mètres de l’actuel Lycée Provincial Bassy. Il eut trois (03) enfants dont deux (02) garçons, Kellé et Yaré, et une fille qui portait une barbe appelée Poug-Toenga. Bassy vivait avec ses petits-fils et arrières petits-fils au milieu des Ninissi, premiers occupants de toute la région de Guiloungou. Les Ninissi étaient un peuple dont les hommes étaient de petite taille mais très forts et puissants. Ces derniers faisaient souffrir sans cesse Bassy et sa descendance. Ils les traitaient comme leurs esclaves, leur faisaient faire des travaux forcés et pillaient régulièrement le village. Bassy et les siens étaient mécontents et frustrés de l’agissement de ces Ninissi, si bien que Bassy se rendit à Tenkodogo et lia amitié avec Naaba Zoungrana à qui il donna sa fille Poug-Toenga en mariage. Cette femme mit au monde Oubri.

Toujours menacé par les Ninissi, Bassy se rendit auprès de Naaba Zoungrana pour une deuxième fois et lui demanda un de ses fils pour l’aider à combattre les Ninissi afin d’avoir la paix. Bassy vécut plus de 200 ans, voir même 300 ans, si bien qu’il était très vieux et faisait peur à ses petits et arrières petits-fils auxquels il disait chaque fois de ne pas avoir peur, ni de lui, ni des Ninissi, que rien ne leur arriverait. Des deux fils, le plus jeune, Yaré, aimait beaucoup son père, plus que Kellé. Aussi, un matin Yaré partit pour rendre visite à son père Bassy dans sa case. Il ne le trouva pas mais découvrit des traces de pas qu’il suivit et vit, à un lieu de Raboog-Zoughin, sa couverture, son bâton fourchu, son sac et sa pioche. Le corps même de Bassy s’était enfoncé sous le sol et avait disparu. Il y a aujourd’hui un grand bosquet à cet endroit. C’est le bosquet de Bassy et le village est celui de Raboog-Zoughin. Ce bosquet est un lieu sacré et il est clôturé aujourd’hui et des activités de reboisement des lieux sont organisées régulièrement par la commune.

A sa demande d’un fils à Zoungrana pour l’aider à se débarrasser des Ninissi, Bassy obtiendra de Naaba Zoungrana son fils Oubri né de Poug-Toenga vers l’an 1132 donc petit-fils de Bassy. L’histoire nous dit que Oubri boitait, mais il fut célèbre. Il chassa les Ninissi, fonda le Royaume Mossi de Ouagadougou. Il mourut en 1224 dans la région de Koudougou précisément à Latodin (localité qui relève maintenant de la Province du Passoré) au cours de ses expéditions de conquête. Son corps fut ramené et enterré à Oubriyaoghin, village situé à 8 km au Nord-Ouest de la ville de Ziniaré. De nos jours, un mausolée a été érigé sur sa tombe. Oubri eut quarante-deux (42) ans de règne.

Ziniaré en langue moore signifie « du jamais vu« . Ce nom fait référence à un événement inhabituel qui se serait produit vers l’an 1750, le commerce de galettes pratiqué pour la première fois par la mère de Naaba Zombré.

Selon la légende, la mère de Naaba Zombré préparait des galettes qui attiraient tant de gens qui venaient de partout pour en manger et échanger avec d’autres produits. Ce fait majeur dans l’Oubritenga (qui signifie la terre d’Oubri), qui constituait une innovation, amena Naaba Zombré à dire un jour que cela, c’est « du jamais vu » ou « Zɩ-n-yãre » en langue moore.

Ce serait à partir de cet évènement que Ziniaré serait devenu le premier marché du Royaume Mossi de Ouagadougou où s’échangeaient principalement des produits agricoles et de l’artisanat.

Le Conseil Municipal

Le conseil municipal, organe délibérant, définit les grandes orientations en matière de développement communal. Les décisions prises par le Conseil Municipal sont exécutées par le Maire élu parmi les conseillers municipaux pour un mandat de 5 ans renouvelable. Ils tiennent des sessions ordinaires (au nombre de 4 par an), des sessions extraordinaires, et prennent des délibérations. De ces cent-dix-sept (117) conseillers on compte quatre-vingt-douze (92) hommes (78,63%) et vingt-cinq (25) femmes (21,37%). Deux (02) ont été élus pour siéger au Conseil Régional du Plateau Central.

Un grand nombre de conseillers municipaux de la commune est sans niveau d’instruction (35,04%). Cependant, le niveau moyen est fort appréciable avec 37,61% des conseillers qui ont au minimum un niveau secondaire et plus et 27% qui ont un niveau primaire de l’école classique.

Au niveau du profil des conseillers, c’est la profession qui permet de le déterminer. Les conseillers sont de professions très variées. La majorité des conseillers (50,43%) sont issus du monde rural. Cela peut constituer un atout car les conseillers connaissent bien les réalités des villages et surtout qu’ils partagent les préoccupations de la population qui est à majorité rurale.

Outre les deux organes fonctionnels (délibérant et exécutif), il existe quatre (04) commissions permanentes qui regroupent chacune plusieurs conseillers. Ce sont : la Commission « affaires générales, sociales et culturelles » ; la Commission « affaires économiques et financières » ; la Commission « environnement et développement local » ; la Commission « aménagement du territoire et gestion foncière »